La visite guidée de Kaysersberg.

La visite guidée de Kaysersberg.

Comme promis, voici la visite guidée de Kaysersberg. Nous vous présentons ici qu’un échantillon des trésors du village.

Durée du parcours : 1h30 environ

 

Point 1 : La visite commence par l’Hôtel de ville. De la rue, vous pouvez admirer ce bâtiment construit en 1604. Il est desservi à gauche par une tourelle d’escalier et orné d’un oriel sculpté et voûté.

Dans le passage vers la cour vous pouvez voir un puit de 1521. Orné de dauphins, il est unique en Alsace.

La fresque qui orne un mur de la cour a été réalisée par Mattauch en 1993 dans le cadre du 700ème anniversaire de la ville.

 

Rejoignez la rue et empruntez la rue de l’Eglise en face de vous.

 

La maison à oriel que vous voyez au n° 3 est l’une des deux plus vieilles de la ville. Elle date de la seconde moitié du 15ème siècle.

 

Rejoignez le point 2. Pour cela prenez à droite au bout de la ruelle, puis encore à droite.

 

Point 2 : À droite, se trouve le manoir d’Etienne de Bavière. Edifié au 14ème siècle, le bâtiment abrita l’hôpital de la ville jusqu’au 19ème siècle, puis la gendarmerie au 20ème siècle. Cette demeure est réalisée en pierre et seul les puissants pouvaient construire ce type d’habitation. Les autres bâtissaient des maisons à colombages faites de bois et de torchis.

 

Point 3 : En face du manoir, au N° 7, de la rue de l’Ancien Hôpital, se trouve la maison Buchelé. Elle est datée de 1458. Le pan de bois est hourdé de briques. Signalons les colombages qui représentent des hommes jambes et bras écartés.

 

Continuez jusqu’au bout de la ruelle. Prenez à gauche, vous êtes rue de la commanderie. Arrêtez vous au n° 6.

 

Point 4 : La maison du 6 de la rue de la Commanderie est datée de 1594. Construite pour Johann Volrhat, personnage qui fut greffier, inspecteur des bâtiments et prévôt impérial, poste honorifique à l’époque. La maison dispose d’une grande loggia de pignon. Sur l’appui d’une fenêtre, une inscription nous dit : « Sois économe dans ta jeunesse, car la pauvreté afflige la vieillesse ».

 

Continuez à remonter la rue, et entrez dans la cour en face de vous. Une commanderie se trouve à votre droite. Datée de 1295, la commanderie abritait les membres de l’ordre. A sa gauche, se trouve la chapelle, à sa droite les dépendances.

 

Repartez en sens inverse et descendez la rue de la commanderie jusqu’au parvis de l’Eglise.

 

Point 5 : L’église paroissiale Sainte Croix est datée des années 1227-1230 pour ces parties les plus anciennes. Le tympan du portail en plein cintre représente le couronnement de la Vierge entre les archanges Saint Michel et Gabriel et est inspiré par le portail Sud de la cathédrale de Strasbourg. Le petit personnage, Conradus, sculpté dans l’angle gauche est, soit le donateur soit le sculpteur.

Le clocher, pointu à l’origine, a été rehaussé et doté d’un dôme en 1825 pour permettre d’avoir une sonnerie de 5 cloches.

Rentrez dans l’église.

Dès l’entrée, on est frappé par la poutre de gloire et son calvaire. Le Christ mesure 4,25m, les statues de la Vierge et de Saint Jean, 2,60m. Le calvaire est de la deuxième moitié du 15e siècle, la poutre et les socles sont de 1766.

Approchez vous du retable occupant la largeur du coeur en contournant par la droite.

Le retable de Jean Bongart est un chef-d’oeuvre de la Renaissance. Exécuté en 1518, il retrace la Passion du Christ en 14 tableaux. Les statues de Sainte Hélène, au centre, Saint Christophe portant l’enfant Jésus à gauche et Sainte Marguerite à droite couronnent l’ensemble. L’artiste s’est inspiré des gravures de Martin Schongauer, un peintre colmarien, auteur de la Vierge au buisson de roses.

Faites le tour du retable. Vous verrez une oeuvre de Mathias Wuest chargé, en 1621, de peindre l’histoire de l’Invention de la Sainte Croix par Saint Hélène.

Revenez sur vos pas. Vous remarquerez à gauche sur le mur un Christ en croix du début du 14ème siècle et juste en face un Saint Jacques le Majeur de 1480.

Traversez maintenant le transept jusqu'à l’autre coté de l’église. Prenez à gauche, à droite un Saint Sépulcre dont le bas est de 1448 et le haut de 1514.

En retournant vers la sortie, vous verrez en face le seul vitrail ancien existant encore. Il a été réalisé en 1470 et montre un Christ en croix.

Avant de sortir, ne négligez pas l’orgue Valtrin situé au dessus de l’entrée. Il est daté de 1720 et comporte 1719 tuyaux.

 

Sortez de l’église. Prenez à droite, longez l’église jusqu’au point 6, la chapelle Saint Michel.

 

Point 6 : La chapelle Saint Michel et l’ossuaire qui se trouve en-dessous sont de 1463 et s’appuient sur le mur d’enceinte. La voûte d’arêtes de l’ossuaire et la voûte d’ogives de la chapelle sont décorées de peintures du 16ème siècle.

L’ossuaire abrite les ossements provenant du cimetière déplacé en 1511. Une inscription en allemand dit : « Ce n’est que justice, ici le maître repose à côté de son valet ».

 

Dirigez vous vers le point 7, le cimetière militaire.

 

Point 7 : À coté de la chapelle se trouve un cimetière militaire. Inauguré en 1947, il porte les noms des 204 soldats tombés pendant les combats de la libération de la vallée de la Weiss en décembre 1944.

Le mur du fond est occupé par une représentation polychrome du Mont des Oliviers daté de 1501 et conservé intact à son emplacement d’origine.

A coté de celui-ci, il y a une croix de St Jacques, surnommée la croix de la peste. Elle est datée de 1511.

A voir en sortant, sur votre gauche, un oratoire de 1474, le plus ancien d’Alsace, sur votre droite une lanterne des morts, celle-ci était utilisée lors des cérémonies funèbres.

 

Rejoignez le parvis de l’Eglise.

 

Point 8 : Devant le parvis de l’église Sainte Croix, sur la fontaine, se dresse la statue en grès jaune de l’Empereur Constantin. Elle est l’oeuvre de Jean Bongart. Elle orne la fontaine depuis 1521.

 

Tournez le dos à l’Eglise faite une dizaine de mètres et prenez à droite, dans l’Impasse du Père Staub.

 

Point 9 : Au 49 de l’Impasse du Père Staub, la maison Bohn de 1601 est particulièrement ornée, avec ses poteaux corniers et allèges sculptés. La pierre d’angle du rez-de-chaussée porte une inscription demandant la protection de Dieu et de la Vierge contre la destruction, l’eau, la guerre, la peste et le feu. Cette maison fut la première école de la ville.

Admirez, en face, la maison Bohn qui est datée de 1576.

A voir au fond, ce qu’on suppose être l’accès d’origine au Château.

 

Rejoignez la maison n° 65 de la rue du Général de Gaulle. Pour cela descendez l’impasse, prenez à droite jusqu’au bout de la place.

 

Point 10 : La maison Loewert est du 16ème siècle. Appréciez le bel oriel. La Vierge baroque peinte sous la loggia du pignon date du 18ème siècle.

 

En face, au 46, se trouve notre magasin, dans une superbe bâtisse à pans de bois du 16ème siècle, où vous pourrez retrouver, entres autres, nos poteries alsaciennes de Soufflenheim !

 

Rejoignez la maison Voltz en continuant la rue du Général de Gaulle jusqu’à la prochaine place. La maison se trouvera à votre gauche, au fond de la cour à l’angle entre la place et la rue du collège.

 

Point 11 : La Maison Voltz, est visible au fond de la cour. Elle date de 1618. Edifiée par Mathias Huffel et son épouse Elisabeth Birckel, cette maison abrite des peintures murales en trompe-l’oeil au deuxième étage, ainsi qu’un pressoir monumental au rez-de-chaussée.

Un des puits les plus célèbres d’Alsace s’appuie contre la façade. On peut y lire une inscription en allemand qui dit : « Si tu te gorges d’eau, cela te glace l’estomac. Bois modérément du vieux vin subtil, je te conseille, et laisse-moi mon eau». Les armoiries des deux familles sont visibles en partie haute du puit, Huffel à gauche et Birckel à droite.

 

Rejoignez la place. 20 m à votre gauche se trouve les maisons jumelles.

 

Point 12 : Les maisons jumelles sont appelées ainsi car elles se ressemblent beaucoup. Ces deux maisons datent de 1521 et ont été construites par Reinhard Wide, un propriétaire de mines d’argent.

Celle de gauche abrite le Musée Historique depuis 1972. Celle de droite, occupée par un restaurant, conserve une cheminée avec un décor de motifs Renaissance qui est, après celui du puits de l’Hôtel de Ville, le plus ancien d’Alsace.

Remarquez sur la maison voisine, au n° 68, les armoiries au dessus du porche. Cette maison est un ancien moulin impérial de 1566, elle justifie la présence du canal visible à sa droite.

 

Continuez rue du Général de Gaulle jusqu’au n°74-76-78

 

Point 13 : L’ancienne boucherie publique fut reconstruite en 1616 au-dessus du canal. Les façades à gouttereaux sont presque entièrement en pans de bois alors que la façade principale, en grès, visible depuis la placette à droite, a un pignon chantourné et porte les écus aux armes de Johann Volrhat et de la ville.

Les boucheries de l’époque étaient publiques. Les paysans venaient y vendre leurs produits. L’abattoir se situait dans la maison faisant l’angle entre le pont fortifié et la rue des bains.

 

Si vous êtes face au pont fortifié, retournez vous, vous êtes devant la maison Ohnenstetter-Herzer.

 

Point 13 : La maison Ohnenstetter-Herzer fut bâtie en 1492 pour le forgeron Herzer. La grande fenêtre porte une inscription qui dit : « Les chardons et les épines piquent fort, Les mauvaises langues encore bien davantage. C’est pourquoi j’aimerais mieux tomber dans les chardons que d’avoir affaire aux mauvaises langues.». Elle a été acquise en 1907 par la Ville.

 

Point 14 : À gauche se trouve un bâtiment connu sous le nom d’auberge du Pont, puis de Badhus. Il fut construit pour la ville en 1600. Le bâtiment servit d’auberge. En 1872, la ville fit installer une salle de fêtes, les bains municipaux et un lavoir.

 

A gauche se trouve le pont fortifié.

 

Point 16 : Le Pont Fortifié enjambe la Weiss et reliait la vieille ville et la ville haute. Unique en Alsace, il comprend en son milieu un édicule dans lequel on enfermait les habitants pour des délits mineurs.

Remarquez les armoiries en partie haute, à gauche l’aigle à 2 têtes du Saint Empire Romain Germanique, à droite la Besace de Kaysersberg.

 

Traversez le pont, prenez à droite et dirigez vous vers la chapelle de l’Oberhof. Elle se trouve dans une cour à gauche 20 m après le pont.

 

Point 17 : Située sur la rive gauche de la Weiss, la chapelle de l’Oberhof faisait partie d’un couvent de Cisterciens d’Orbey. Construite en 1391, agrandie en 1473, elle a survécu au vandalisme révolutionnaire. La chapelle est accessible mais se trouve sur une propriété privée. Merci de respecter les lieux et ses habitants.

 

Revenez vers le pont puis prenez à droite jusqu’au n° 88 de la rue du Gal de Gaulle.

 

Point 18 : Cette riche demeure, la maison Faller-Brief, fut bâtie en 1594 pour le tonnelier Paul Offinger. Initiales et emblèmes du propriétaire figurent plusieurs fois sur la maison. Bizarrement, les initiales gravées sont les lettres B.O. Les historiens ont longtemps cherché le pourquoi. Ils ont cherché jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que Paul prononcé avec l’accent alsacien devenait Baul. Le tailleur de pierre, auteur de la méprise, était visiblement de la région !

 

Dirigez-vous au n° 124, la maison natale d’Albert Schweitzer.

 

Point 19 : Albert Schweitzer naquit au N° 124 le 14 janvier 1875. Prix Nobel de la Paix en 1953, malgré les critiques qui l’affectèrent souvent, Albert Schweitzer reste l’Alsacien le plus célèbre du 20ème siècle. Vous pouvez si vous le désirez visiter le musée. Sinon, prenez à gauche en arrivant au bout de la rue.

 

Point 20 : Le Square Albert Schweitzer. Vous pouvez faire une pause dans votre visite et profiter du square ou si vous le désirez continuer vers la Tour dite de la porte Haute.

 

Point 21 : La Tour dite de la Porte Haute date du 15e siècle et faisait partie de l’enceinte édifiée lors du dernier agrandissement de la ville. Sa fonction était liée au guet et à la défense de la ville.

 

Flânez jusqu’au prochain point, la tour Kessler. Sur le chemin, vous pourrez voir le reste des anciens fossés ainsi que la tour dite du « curé ».

 

Point 22 : La Tour Kessler, sur la place Henri Jaeglé, située à l’angle Sud-Ouest de la ville haute, date du premier agrandissement de l’enceinte en 1371. Elle servit de prison. La porte d’origine est celle située en hauteur. On y accédait par une échelle, ensuite retirée pour interdire l’accès aux assaillants.

 

Faites un détour pour voir le point n° 23, la tour dite de l’Hospital.

 

Point 23 : La Tour fût élevée au 15ème siècle. Elle servait de poudrière. C’est une des 5 tours restantes sur les 6 que comptaient les remparts de la ville.

 

Rendez vous au point 24, la statue de Geiler.

 

Point 24 : Elle s’élève sur la place du même nom. Jean Geiler est né en 1445. Il grandit à Kaysersberg au foyer de son grand-père après la mort de son père tué par un ours au cours d’une chasse.

Prédicateur à la cathédrale de Strasbourg durant 32 ans, son éloquence transporta d’enthousiasme les foules. Dans ses sermons, il ne craignait pas de vilipender les princes, les évêques et les ordres monastiques. Il est enterré sous la chaire construite pour lui dans la cathédrale.

 

Faisant le coin à gauche au n° 24 se trouve une maison de 1601 construite par le charpentier Wilhelm Korne pour lui-même. Il a voulu que sa maison devienne une vitrine montrant son savoir-faire, car on y remarque un oriel, un balcon couvert, un toit décroché, tout cela dans un espace restreint.

 

A votre droite, faisant le coin opposé, l’église des Franciscains. Les Franciscains s’installèrent en ville dès 1483. Leur église fut reconstruite en 1783.

 

Vous pouvez maintenant flâner dans Kaysersberg ou visiter les points 25, 26 et 27 sur la carte.

 

Point 25 : La Tour dite de Junker Hans était connue sous le nom de Tour des Voleurs au 18ème siècle et de Tour des Sorcières au 19ème siècle. Elle date du 15ème siècle et servit aussi de prison.

 

Point 26 : Les ruines du château. Le château fut construit à partir de 1217. Le donjon, un des deux seuls donjons circulaires d’Alsace, a des murs de 4 mètres et un diamètre de 11 mètres. Le château avait une fonction militaire de défense. Empruntez l’escalier aux 100 marches qui vous mènera en haut pour profiter d’une vue sur Kaysersberg.

 

Point 27 : Située sur un rocher dominant la ville au Sud, la chapelle Saint-Wolfgang et la léproserie attenante furent construites en 1418. Ces bâtiments s’élevaient en-dehors de la ville pour éviter le moindre contact avec les malades. La chapelle et la léproserie ne peuvent être visitées.

 

31/03/2016 Accueil, Actualités 1752

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